Aux Deux Amis, le bistrot-troquet d’oberkampf

Dans le quartier fort populaire d’Oberkampf, un peu écarté des foules, car de l’autre coté de la rue, se trouve un petit paradis typiquement franco-parisien : Aux Deux Amis.

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Ici, les néons jaunes légèrement clignotants, le zinc froid et doré, et les tables pourpres rayées, vous dépeignent un univers particulier, un mélange retro des années 80/90 avec un esprit très franchouillard. On adore ! :)
La clientèle est très hétéroclite. On croise pas mal d’étrangers venant prendre un petit bain purement français, des gens du coin qui descendent au troquet de la rue, des artistes – où du moins des têtes d’artistes -, des bo-bos – ils sont partout, c’est pas possible ;) – et des afficionados des endroits où l’ambiance est bonne, typique et où les rires, un peu bruyants, passent inaperçus. Bah oui, comme tout bistrot-troquet qui se vaut, le bruit fait également parti du décor. Alors pour ceux qui se demandent pourquoi ils ne passent pas de musique, c’est que vous n’êtes pas au bon endroit, désolée.

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Bref. Parlons un peu du vrai sujet : les assiettes et les verres. Non, on ne va pas parler de faillance mais de mets délicats à déguster.
Premier pas : se rincer le gosier avec un petit verre de rouge – je ne suis pas buveuse de blanc, sorry. On se poser au comptoir, on salue Nicolas, le bartender juste super sympa avec cette petite nonchalance « so » parisienne qui nous rappelle où on est – tellement génial – et on parcourt les quelques vins du jour écrits sur le miroir face au bar. Du Gamay, du Syrah, du Chardonnay… hmmm… Nicolas a décidé de tous nous les faire gouter pour être sur de faire le bon choix. Je l’aime bien ce Nicolas.
On opte donc pour un Chaverny (Gamay) (4,5€ le verre, 26€ la bouteille) accompagné de Lomo, Chorizo finement tranchés, d’une mousse de foie d’oie absolument fondante et délicieuse, de Saint-Jacques à l’orange – juste une merveille – et de Scarmoza, étonnant mais très bon (assiette de 5€ à 15€).
Là aussi la carte est délicatement affichée au stylo blanc sur le miroir de l’entrée.

En tout cas c’est un lieu tout à fait chaleureux où l’ambiance et les mets font très bon mélange. Par contre, c’est idéal pour une soirée à la bonne franquette mais pas vraiment pour un tête-à-tête déclaration d’amour, mais très bien en couple, y a pas photo.

NB : Une connaissance a trouvé une définition spéciale pour qualifier la clientèle de cette endroit et je trouve cela assez juste au final : les chôm-bos.
Ça m’a fait beaucoup rire.

Aux Deux Amis
45, rue Oberkampf
75011 Paris
Métro : Parmentier

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