Table, de Bruno Verjus

Table

Alors voilà, la controverse est née, un critique culinaire qui ouvre un restaurant. Quelle idée magnifique. Mais attention, tout le monde est là au tournant. Bah, vous pouvez vous installez car c’est une expérience absolument géniale dans un cadre juste hors du commun.

A table – ou plutôt à taaaaaaable ! – il n’y a pas de tables. C’est le comble. Oui, ici ce sont des dégoulinements, des extensions du comptoir, du bar… Bref. Des formes rondes, des courbes douces et féminines qui délimitent des espaces où se poser. Le tout est contre balancé par ces murs de briques brutes aux angles carrés et au aspects râpeux  Au sol, de l’ardoise mal traité par les passages et les chaussures qui s’y frottent et qui devient de plus en plus belle de jour en jour. Voilà l’ambiance sur place. Un mélange de douceur dû aux courbes généreuses, de froid par des matières zinc, métal et pierres et de chaleur grâce à ces fourneaux, broches qui tournes et les sourires de cette équipe juste adorable.

Bruno Verjus ? Ah oui, ne vous inquiétez pas, il est là. La générosité au bout de son couteau, la gourmandise dans l’assiette et la chaleur dans ces attentions auprès de chaque client. Le point qui m’a intrigué autant qu’il m’a plu c’est cette douce valse en cuisine. Pas un débordement, pas un moment de stress ou de rythme accéléré. Une chorégraphie parfaite, discrète, pointilleuse, millimétrée pour un résultat – wow -, TOP !

Un menu simple comprenant 4 entrées et 2 plats. De notre coté – au comptoir, bien sûr – on a opté pour l’agneau à la broche-carottes colorées-sauce (28€). Une viande tendre, fondante, gourmande et généreuse. Tout comme son patron, j’ai l’impression. Un Bruno Verjus, qui passe et nous rajoute un bout d’entame avec du jus. ENCORE. Un vrai régal. Après, c’est sur un assortiment de fromages que nous nous rabattons. La sélection me toisait du nez, je n’ai pu résister. Un chèvre frais-huile d’olive-fleur de ciboulette (fromage complet à 18€) accompagné de trois autres fromages (assortiments à 12€). Pour finir, on ne pouvait pas ne pas goûter au fameux ananas à la broche. C’est un peu la signature de la maison. Il tourne devant vous depuis votre arrivée et le voir défiler sur les tables à coté de vous ne fait qu’augmenter votre envie de croquer dedans. Et bien c’est fait.

Mais voilà. Vous l’attendiez tous – enfin, peut être – voilà le hic. Le vin. Loin de là une sélection mauvaise ou des vins médiocres, bien au contraire, ils ont du Jayer en cave (Nuits Saint-Georges 1995). Mais, vous vous retrouvez pris dans une fourberie où on vous fait goûter des vins, qui vous plaisent, bien entendu, mais dont le prix au verre – annoncé sur l’addition uniquement – vous fait glousser. De plus, on nous a servi une fin de bouteille de vin d’Orange sans qu’on ait rien demandé, en fin de service, pour goûter, et il s’est avéré qu’il s’est retrouvé sur notre note également. Vin que l’on a pas bu car pas du tout à mon goût. Donc voilà. Attention à Scapin qui se cache au fond du sommelier. Car la surprise reste d’être un peu aigre.

Autre détails super intéressants. Ils ont un bar et font quelques cocktails. Aux manettes, un collègue péruvien qui vous proposera un Pisco Sour. Yeah!
Les toilettes valent également le détour. Elles vous plongent au fin fond de la Corse dans une maison de pierres. Yeah bis!

NB : désolée pour les photos, j’en avais des superbes mais mon téléphone à rendu l’âme juste après…

Crédit photo thepariskitchen.com

Ouvert du Lundi au Vendredi, midi et soir
Compter entre 60 et 100€ par personne, avec les vins
Vin du jour « grand cru », 18€ le verre
Terrasse le midi
Fermé le week-end

Réservation conseillée

Table Restaurant
3, rue de Prague
75012 Paris
Métro Ledru Rollin L8, Bastille L1, L8
http://www.tablerestaurant.fr/

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