Ro-Coco, Paris

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Roca, Roco et Rococo. Des noms bien proches, et pour la peine, ces trois lieux on été montés par le même duo, Alexandre Giesbert (cuisine) et Julien Ross (salle). En moins de deux ans, ces restaurateurs à la mine ravie, ambitionnent déjà d’ouvrir un quatrième lieu. La folie ne s’arrête plus. Est ce qu’on verra bientôt apparaître Rocky ?
Après le bistrot (Roca) et la Pizzeria (Roco), c’est au kebab que ces deux entrepreneurs s’attaquent. Une recette de base tenue de l’histoire et un travail 100% maison pour la suite. Du ketchup au pain en passant par la macération de la viande, tout est choisi par Alexandre, lui-même aux fourneaux.
Juste derrière la porte Saint-Martin, cette pépite brute aux quelques ampoules qui pendouillent joliment dans un cadre blanc et noir, ne fait pas fureur aux heures creuses mais vibre une fois remplie. On s’y pose et s’y perd. Le service plus que sympathique, quelque fois tête en l’air mais tellement agréable, ajoute une touche bariolée. La carte au premier coup d’œil laisse perplexe. Des intitulés simples, des prix bas et une question, Est ce qu’il faut prendre beaucoup ou entrée+plat suffit ? On se lance donc sur les cœurs de canard – dont on raffole – et le caviar d’aubergines – un essentiel. Pour la suite, ça sera falafel. Le barman en vue, il nous conseille le Sexe on the Beet, sa création, à base de shrub de betterave, jus de citron, Cynar et eau gazeuse, servi dans un grand verre plein de glaçons. Le parfait remède désaltérant et rafraîchissant. Entrées sur table, le caviar d’aubergines servi avec une pita maison tranchée est à tomber. On en lécherait même le plat. Les cœurs de canard parfaitement cuits, recouverts d’herbes, s’accompagnent d’un houmous de pois chiche écrasés grossièrement sans réel assaisonnement – nature. Un parfait équilibre entre les ingrédients. Le falafel arrive lui, avec des frites, dans une grande assiette en métal, posé sur papier. La pièce est importante. On profite des sauces maison pour tremper goulûment, aux doigts, les frites. Prise en main de la bête et premiers crocs. Le pain est fin et tient bien, les boulettes sont croquantes et légèrement vaporeuses au cœur, l’accompagnement légumes-sauce blanche ajoute à l’ensemble l’humidité parfaite sans s’en mettre de-par-tout. Pour les accrocs du relevé, n’hésitez pas à demander la harissa, elle est au comptoir. Dernière frite engloutie, on est repus. Les portions sont loin d’être petites. On traînera encore une bonne heure pour jacasser, heureux, et échanger quelques mots avec l’équipe. On reviendra, c’est sur, il reste encore à tester le kebab de veau ou d’agneau.

Ouvert tous les jours de 12h à 00h (fin du service à 23h)
Entrée entre 3 et 5€, falafel et kebab à 9€, formule à 11€
Cocktail à 10€

Rococo
4, rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10ème
Métro Strasbourg Saint-Denis (L4, L8, L9)

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