Lecture du jour [1]

THEGOODLIFE

La lecture du jour à du poids et du poils. The Good Life. Annoncé magazine masculin, dopé aux hormones, ce bottin au design trempé aux inspirations monoclistiques, pour ne pas dire identique – osé -, pousse la branchitude businesso-hipstero-bobo-intello à son summum. Après avoir feuilleté les dizaines de pages de pub en introduction, l’atterrissage sur le sommaire en 6 pages surlignées de jaunes à la rythmique régulière, rappellent les projets de développement de la prochaine gamme de Stan Smith avec une variation de 24 couleurs autour du vert. Interminable. Ce Graal au format pratique – il rentre dans mon sac (ndlr) – sort tous les deux mois. 320 pages en deux mois, optimiste. Je comprends pourquoi le mâle s’installe aux toilettes, y a de quoi tenir la distance. Un trois en un. Le seul masculin. Trois couvertures dont deux intégrées. Un choix. Un changement de papier qui alerte sur les premiers articles de chaque grande rubrique. Un Good Style qui se retrouve poussé en fin de lecture. On ne pourra pas reprocher à l’Homme de relayer son look vestimentaire après tout le reste, même la presse lui donne le schéma pyramidal. Par contre, il reviendra surement avec une montre Bell & Ross (2100€). Entre pub, article et mise en avant dans les It mode en noir, gris ou kaki. On ne peut passer à coté. Une piqûre de rappel à séquence régulière. Minute frenchie achevée, place au contenu qui tient plus que la route. Business, économie, écologie, technique, ici, là-bas, CEO, CTO, têtes pensantes, nouvelle innovation, start-up, mode, design… Une page de plus pour rester à la page. Lu en entier, partiellement, pages choisies au hasard orienté par les articles les plus intéressants qui auront marqué la pliure. Ce nouveau guide de l’intello-geeko-moderne qui remet délicatement sa mèche en grattant sa barbe de trois jours en entrant dans le métro, affichant ouvertement sa lecture, objet posé sur le pantalon légèrement retroussé, vaut un pousse levé. Amatrices de smoothie green aux mag dont les mots ne représentent guère 15% du contenu, osez le temps d’un instant l’immersion dans The Good Life, ça change les idées.

On notera quand même qu’il manque une grosse part de glou-glou pour arroser tout cela, tenir le coup jusqu’au bout et surtout célébrer la dernière page avant d’entamer le nouveau qui vient juste d’arriver au courrier. Quand y’en a plus, y’en a encore.

Vendu en kiosque à 6€
http://www.thegoodlife.fr

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